Cet atelier s’est déroulé pendant le festival Racont’art, au village Iguersafène, en Algérie, du samedi 25 au jeudi 30 juillet, avec des enfants de 6 à 12 ans.

Je voulais travailler indirectement sur des questions d’analyse de film et de narration en passant par un dispositif ludique. Comme le festival où s’insérait cet atelier était axé sur le conte, j’ai souhaité inclure cet aspect. J’ai choisi le film allemand L’Histoire sans fin de Wolfgang Petersen. J’en ai extrait des photogrammes que j’ai tirés sur papier glacé pour permettre une prise en main des images.
Plusieurs étapes ont été mises en place pour partir de la description des images fixes en y incluant le ressenti et arriver à la narration d’une séquence du film. À la fin de chaque séance, l’extrait de film sur lequel nous avions travaillé était projeté. Selon les séances, d’autres aspects du cinéma ont pu être abordés, comme le raccord entre deux plans et le rôle de la musique.
L’idée globale était d’amener les enfants à comprendre que la narration au cinéma est le résultat du montage des images et des son et de les encourager à déconstruire les mécanismes filmiques ainsi que leurs propres mécanismes de réception.
Je remercie particulièrement Sylvie Mateo qui m’a inspiré l’usage des photographies comme outil pédagogique pour l’initiation à l’analyse de film : http://www.pole-cinema-paca.org/ressources/spip.php?personne38